
kinékiffé

Photo Le Poher. Hebdo du centre bretagne
On la suffisamment répété ici, la question du logement est ces derniers mois en permanence sur le devant de lactualité. Quun Gaymard, ministre de son état soit contraint à la démission pour une sordide histoire de logement de fonction et cest la partie immergée de liceberg dun problème qui touche tout le territoire français, Paris en premier lieu ou comme toujours si les problèmes sont les mêmes quailleurs, leur visibilité criante confine à la caricature. Intra-muros les prix ont tant flambé que lexode des classes moyennes au-delà du périphérique ne cesse de saccélérer. La région parisienne sétale dorénavant sur un périmètre qui ne devrait sarrêter quen Champagne ou Seine maritime. Quid des logements sociaux promis ? Quand des milliers de mètres carrés dévolus à la spéculation restent tout bonnement vides ( 2 millions de logements vides en France en 1999, voir chiffres du DAL . La demande de logements ne cesse daugmenter.
Un petit bilan simpose :
Il y a des situations durgence Le nombre de mal logés et de sans logis reste important.
- 1,6 millions de personnes vivent dans des logements sans douche, WC ou les deux
- 1 million de personnes sont logées en situation de surpeuplement accentué
- 550 000 personnes, dont 50 000 enfants, vivent dans des hôtels, des meublés ou sous-locataires
- parmi les locataires, 300 000 ménages sont en situation d'impayés de loyers dont deux tiers dans le parc social, soit environ 1 million de personnes
- 146 000 personnes dans des maisons mobiles (recensement 1990)
- 10 000 sans abri à Paris pour une nuit moyenne de l'hiver 1995
- 86 000 personnes étaient "sans domicile".
Source : Ministère du Logement, de l'Equipement et des Transports - Questionnaire de
Le 7ème rapport de
Des immigrés en situation régulière sentassent dans des hôtels bon marché à leur risques et périls. Jean Louis Borloo promet la lune avec son plan contre la fracture sociale en tête de pont dune prose gouvernementale campée sur des chiffres gros comme une montagne:
« 500.000 nouveaux logements
Source : RTL
mais les expulsions nont jamais été aussi violentes que ces derniers temps. Et Droit Au Logement souligne que sur 500 relogements promis il y a des mois seuls 250 ont eu lieu.
En ces temps où précarité croissante et spéculation font bon ménage la situation sur la région parisienne est loin dêtre une exception. Depuis quelques mois en Bretagne un vent de révolte gronde. A stroll en anglais signifie promenade, ballade, un mot tout en légèreté, bucolique même comme cette bonne vie à la française calme et tranquille que viennent chercher de nombreux nouveaux arrivants de ce côté-ci de la manche. Stroll est aussi un mot breton qui signifie collectif, en loccurrence cest le nom du collectif « ensemble pour le Trégor goélo » qui depuis quelques mois sest mobilisé contre la spéculation immobilière qui sévit en bretagne. Ils dénoncent « la flambée des prix qui est un facteur dexclusion pour les jeunes et les familles les plus modestes. Larrivée massive de riches nantis qui alimentent le déséquilibre du marché de limmobilier.» Collectif visant à défendre les intérêts de
Il y face à la question des langues régionales la même peur que face à l'indépendance de nos micro-colonies éparpillés, quand l'angleterre lâche Hong-kong on applaudit mais on s'accroche à la Guyane et au West indies comme si l'honneur du pays en dépendait, c'est pathétique, comme si toute la pensée d'un pays était passé sous la coupe règlée d'adepte du soin palliatif. Euthanasie pour la France du passé ? Pour un pays qui ne sait se réformer que sur le versant économique, en se délestant du meilleur (les services publics) sans rien offrir d'alternatif.
Prenons un autre exemple : la situation des sans domicile, des mal logés dans notre beau pays, qu'ils soient victimes de discrimination sociale, raciale, le résultat pour eux est le même, malgré la quantité de logements vacants, malgré la réactualisation des lois sur la discrimination, rien n'y fait. Le DAL usant d'un euphémisme parle de réquisition de logement vides, appelons les choses par leur nom : le squatt est peut-être en passe de devenir la solution d'avenir pour les milliers de précaires, étudiants, étrangers, sans-papiers. Le sacro-saint droit à la propriété qui conditionne les difficultés actuelles ne serait-il pas adaptable, voir aisé à contourner puisqu'il semble que ce soit là le dernier recours. Aucune politique de réquisition par les mairies, les conseils généraux n'ayant été mis en place, le secteur de l'immobilier est devenu l'un des plus concurentiel et ouvert au n'importe quoi. Apparemment le relogement d'urgence en hôtel bon marché, de situation de remplacement est devenu situation durable, le récent et dramatique incendie sur Paris tire la sonnette d'alarme dans ce sens aussi. La situation est on ne peut plus préoccupante, et au-delà des voeux pieux rien n'est fait pour concrètement arranger la situation. A SUIVRE ICI EN
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