


Face au cauchemar, thérapie ou spectacle ?
Il y a de celà quelques années un livre avait fait parler de lui d'abord par son titre et la dénonciation humaniste de "l'horreur économique" qu'il décrivait. Depuis l'alter-mondialisation s'est saisi de plusieurs médias pour poursuivre la dénonciation. L'horreur n'est pas qu'économique, mais l'économie globalisée actuelle est le théâtre de tous les cauchemars. Qui a t-il de neuf après l'esclavage, la colonisation ? Ah oui l'essor de la chine, elle nous effraie, fait trembler l'industrie du textile et demain les armes et demain ... Mais c'est bien au-delà, c'est une logique en place. Impérialiste aurait dit le Che. Le mot sonne puisqu'il définit un système de valeur en place et qui s'il supporte la contradiction, digère les oppositions ne va pas pour autant changer son fusil d'épaules. A présent qu'en France on s'est habitué au débat permanent pourquoi ne pas continuer et élargir les frontières vers des questions un peu moins franco-gauloises. L'Europe est aussi un modèle moral à construire, puisque les africains crèvent des appétits de tous, Européens, Russes, Chinois au darfour,
Le cauchemar de Darwin est une démonstration de ce qu'inéluctablement la globalisation des échanges a institué le modèle de la sélection naturelle aux rapports de force, de commerce, de dépendances entre humains. La question de l'écologie sera traité en bout de chaîne quand on en aura fini avec les modèles actuels.
Parce que des modèles d'économie il en existe plusieurs, à commencer par le bon vieux troc
Au delà de la rareté de Bruno Ventelou et manuel d'anti-économie de Bernard Marris
Sur les multinationales voir aussi
Terra economicaA la suite de la réussite de Michael Moore les documentaires ont la côte. Et quand ils sont bien fait, dénonçant de manière construite la globalisation ou mondialisation libéral ou capitalisme règnant, on applaudit.
The yes men Et s'il n'y avait aucune rationalité dans le fonctionnement des instances économiques mondiales ? La réponse par l'absurde est évidemment oui, et ça nous amène à plusieurs constats. Si c'est une logique débile qui mène les affaires du monde, il ne reste plus qu'à aller vers une autre économie. Et c'est possible.
The yes men est une sorte de preuve par l'absurde de l'iniquité du fonctionnement d'organisme comme l'OMC. Non seulement on peut s'y infiltrer sans trop de difficultés, mais ce laboratoire d'idées libérale laisserait passer n'importe quel théorie, et de préférence les pires. b=Voir cette légitimation de l'esclavage en comparaison du système des délocalisations ou comment recycler la merde en Mac Do Par l'absurde les yes men ( béni oui oui) tendent à prouver la nécessité d'un changement de logique économique, et avant tout en se mettant en scène dénoncent les acteurs de l'économie mondiale, incultes et encapsulés dans une logique. Des penseurs, des chercheurs qui de fait ont depuis longtemps cessé de se mettre en question.
The corporation aborde la question de l'entreprise à la manière d'un psy qui se pencherait sur les comportements d'un psychopathe. Génèse et expansion de ces corporations tentaculaires et insatiables sont disséquées, de fait c'est bien la logique générale qui pose problème, la question de la privatisation de la vie elle-même, de l'immersion complète de tous les champs de la vie des individus par l'économique, par le système de pensée merchandisé, de grands trust et corporations. Les effets d'une telle contamination menant assez logiquement à des sautes d'humeur, des rejets soudain de la part des populations quand elle constate effarée qu'elle n'ont plus de prise sur leurs réalités. De fait l'irrationnel et les peurs prennent place dans les habitudes. Après l'appel des indigènes de la République, l'appel sur le racisme anti-blanc, les raisons souvent racistes du vote non chez les extrêmes, il ne manque plus que Sarkozy s'installe à matignon pour qu'on poursuive une politique accrue d'expulsion des sans-papiers et qu'on communautarise un peu plus notre population. Eparpillés et divisés les individus n'auront plus qu'à se tourner vers les grandes et rassurantes multinationales. Amen.
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